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MessageSujet: ALIZEE “Au champ de l'univers, tu cueilleras ce que tu sèmes.” Sam 12 Sep - 17:05
Invité
Alizée
Histoire

INTRODUCTION Ψ

Une question d’avant-propos : croyez-vous en l’amour ? Comment le percevez-vous ? Peut-être comme une griffe… une valeur qui a l’air si lisse, idyllique, brillante d’un éclat de nacre rassurant. Pourtant… une courbe acérée attend patiemment de frapper, tout là-bas, sur un monticule infranchissable. Personne ne peut arracher cette épine tranchante et mortelle, ce n’est pas qu’une simple mauvaise herbe. Non… c’est bien plus que cela. Auréolée de mystère, elle grandit à mesure que l’idylle enfle. Un terrible revers, irréversible.

CHAPITRE PREMIER ϟ

Il y avait beaucoup de joyaux. Des lueurs irisées couraient sur une pierre où pointait le zinzolin, ponctué par un éclat écarlate. Plus à gauche brillait une couleur incarnate, avoisinant l’incarnadin selon les jeux d’ombres. J’étais très jeune. Je rêvais déjà de posséder de grandes ailes d’un rouge feu splendide, frappant les courants d’air avec force, jouant avec les nuages, en pure maîtresse des cieux.

« Alizée ! Pourrais-tu ralentir ? Tu vas bien trop vite pour moi, jaillit une voix fluette derrière moi.
– N’exagère pas. C’est parce que tu n’as pas voulu faire cette expédition, et que tu manques de motivation. Tu aurais dû rester fermement campé sur ta décision, au lieu de céder… j’ai du charme, on dirait !
– Et toi, ne rêve pas ainsi, ce serait bien malheureux de te rendre compte que tu as tort, après y croire dur comme fer. »

Je fis face à l’importuné, qui me considérait avec amusement, ses grands yeux de salamèche grands ouverts. C’était drôle quand il les écarquillait. Je lui donnai un coup d’épaule dans l’abdomen, ce qui lui arracha un petit cri. Néanmoins, ses paroles avaient soulevé en moi un flot de questions, sur lui, et sur ma personne.

« Oh, Monsieur serait-il en train de geindre comme une pauvre petite femelle agonisante ?
– Et puis quoi encore. Si tu comptes t’attarder ici, je ne reste pas.
– Alors pourquoi m’avoir suivie ? » je laissai planer un blanc, puis, jugeant qu’il ne répondrait pas, repris : « Personne n’est parfait, Nacarat ! »

Il sembla méditer sur ma dernière réplique, ce qui me fit sourire, en mon for intérieur.
Ah, notre première escapade… lorsque nous étions jeunes et innocents.

CHAPITRE SECOND ϟ

« Non, pas comme ça, ton adversaire pourrait te faucher très facilement. »

Le dragon grogna encore une fois, mécontent. Ce n’était pas notre jour. Et puis, je ne sais pas, il était de mauvaise humeur. Jalousait-il ma capacité à comprendre et assimiler les gestes au combat, plus haute que la sienne ?
Nacarat interrompit le mouvement dans lequel il s’était lancé. Je soupirai :

« Dans un combat, tu ne pourras pas arrêter ton mouvement, que ce soit pour pivoter ou même une simple rectification. Si tu prends l’habitude de le faire durant nos entraînements, cela ne t’apprendra rien.
– On verra ! »

Je clignai plusieurs fois d’affilée des yeux, perplexe. Il avait l’air maussade, et peu prompt à poursuivre.

« Recommence », ordonnai-je sur un ton impassible, ne voulant pas lui témoigner de ma compassion.

Son énième essai ne fut guère concluant. De toute évidence, il avait perdu toute motivation. Son évolution avait du retard selon lui, même si je m’efforçai de le persuader du contraire. Je n’étais qu’une Reptincel, tout comme lui. Nous avions encore le temps. Rien ne pressait.

« Je crois qu’on va devoir arrêter pour aujour…
– Bien volontiers », me coupa-t-il sans aucune politesse.

Mais qu’est-ce qu’il a encore ? son regard d’azur me scruta quelques instants, et j’en fus foudroyée. Une montée d’adrénaline empoisonna mon organisme. Une fumée noire s’échappa de ses naseaux à la place de sa flamme amusée habituelle. Il cachait quelque chose, mais quoi ? Sa jalousie ?
Alors seulement il s’approcha, si près et d’un air si menaçant que je dus reculer, inflexible au possible. Cela sembla l’irriter davantage.
« Il y avait un mâle, hier, avec qui tu parlais… de qui s’agissait-il ? »
Ma première réaction fut de le gifler. De quel droit osait-il s’immiscer dans ma vie à ce point ?
« C’est cela qui attise ta colère d’aujourd’hui ? » demandai-je sans une once d’émotion. Sans lui laisser le temps de répondre, j’enchaînai : « Jusqu’à preuve du contraire, ma vie m’appartient, ainsi que le choix de mon compagnon. Je sais que tu t’inquiètes pour moi, tu as peur que je fasse de mauvaises rencontres. Mais, s’il te plaît, Nacarat, rends-toi compte : le monde n’est pas tout noir. »
Le beau Reptincel battit en retraite, sa queue ratissant le sol dans un rythme cadencé. Il arqua le cou, et posa son museau sur mon front dans un signe de profonde amitié.
« Tu es intelligente, Alizée. Prends garde à ne pas te laisser dépasser par de faux sentiments. »
Il s’éloigna, l’œil brillant de sincérité, puis s’assit au pied d’un roc. Je fronçai les sourcils. Je n’étais pas si insouciante, tout de même !
Mais notre complicité habituelle se muait en quelque chose de plus flou, et plus effrayant…

CHAPITRE TROISIÈME

Je ne m’étais pas risquée à tenter une aventure avec le jeune mâle que j’avais trouvé. Et puis, il enchaînait compagne sur compagne, nullement atteint de sentiments sincères et véritables. Tant qu’elles respiraient l’insouciance et qu’il pouvait les manipuler à souhait, il était heureux.
La deuxième rencontre que je fis fut avec un Noctali. Il s’appelait Ébène, et sa grâce ainsi que sa compassion envers moi m’attiraient. Quand la conversation l’intéressait plus particulièrement, les cercles bleutés qui parsemaient sa belle fourrure s’illuminaient, fluorescents dans la nuit. Il m’avait dit qu’il était shiney, un gène particulièrement rare et spectaculaire qui influençait sur la couleur habituelle des pokémons. Par exemple, un Mentali était vert lorsqu’il possédait ce gène.
Je venais juste d’évoluer lorsqu’Ébène me proposa d’approfondir la relation. Du moins, d’essayer. Mais mes pensées convergeaient sans cesse vers Nacarat. Lorsqu’il nous regardait partir en balade, la lueur ardente qui faisait briller ses iris prenait un autre éclat. Et il se détournait, presque dégoûté, en prenant la direction opposée à la nôtre. Je lui adressais de moins en moins la parole, et son absence était de plus en plus insupportable, car il cherchait maintenant à m’éviter. Il délaissait nos endroits favoris, nos lieux de partage. Nous ne nous confiions plus l’un à l’autre. Il passait son temps à voler dans les airs pour se poser quelque part où je ne le trouverais sans doute jamais. Nous avions évolué presque en même temps, étant d’un âge approximativement égal. Nacarat avait des formes majestueuses, inspirant le respect, et je possédais une grâce qui ne pouvait être égalée – sauf peut-être par Ébène. Ce pokémon me comprenait mieux que quiconque, toujours compatissant et présent. Je lui avais parlé du Dracaufeu. Il avait répondu avec mépris :

« La nature des Dracaufeu ne leur permet pas d’être sociables, surtout en ce qui concerne les mâles. Il te fuit ? Grand bien lui fasse ! Sans doute votre amitié n’était-elle qu’une idylle pour toi, et de la pacotille pour lui. »

Mais j’avais beau me persuader qu’il disait vrai, mon cœur protestait sans cesse. Nacarat s’était-il laissé emporter par ses sentiments, alors qu’il m’avait lui-même mis en garde contre leur dangerosité ? D’ailleurs, de quelle nature étaient-ils exactement ?
Un jour, je le revis à la bibliothèque, par un merveilleux hasard. Quand il m’a vue, il s’est tourné vers moi sans un mot, et s’est évaporé dans le méandre des étagères. J’avais beau l’appeler, les murs me renvoyaient l’écho de ma voix, et certains lecteurs protestaient, m’intimant de me taire, voire de sortir sans délai.

« Nacarat… » avais-je fini par murmurer, le cœur brisé en mille morceaux.

CHAPITRE QUATRIÈME

Les jours se poursuivaient, et il n’y avait pas trace du Dracaufeu, pas même lors des rassemblements de la Confrérie.
J’étais assise sur le rocher où nous faisions nos entraînements, naguère. Je ne comptais plus le temps passé sans lui. Je n’avais pas non plus eu le courage – et l’envie – de poursuivre la relation avec Ébène. Il était devenu mon confident, et un très bon ami. Je n’en souhaitais guère plus ; l’absence de mon âme sœur me donnait la nausée. C’en était presque insoutenable. Ma vie avait un énorme fondement sur son existence à lui, nous nous complétions l’un l’autre, comme deux siamois. Comment pouvait-il le nier, l’oublier ? Comment pouvait-il vivre sans ? Et, d’ailleurs, vivait-il mieux ?
J’adressai une prière silencieuse au ciel, me demandant si quelqu’un m’entendrait. Si quelqu’un savait quoi faire pour m’aider.

CHAPITRE FINAL

Au bout d’un temps qui me parut aussi long que l’éternité, je le retrouvai enfin, dans la Caverne aux Rubis. Il contemplait les murs tapissés d’une fiche couche de velours vermeil. Il avait tellement grandi… sa stature était digne, représentative d’un mâle à l’esprit généreux et loyal.
« Nacarat ? Qu’est-ce que tu fais là ? »
Je me forçai à demeurer joviale. Un ton qui ne le ferait pas fuir, parce que je ne voulais pas le perdre à jamais. Mais il ne se tourna pas, comme s’il ne m’avait nullement entendue.
« Nacarat », répétai-je d’un ton un peu suppliant, ce qui me valut un regard en biais de sa part. Comment allait-il réagir ?
« Que veux-tu, Alizée ? »
Son ton était dépourvu de chaleur. Blessée, je marquai un temps de réflexion, incapable d’exprimer ce que je ressentais. Puis enfin je me lançai :
« Rien je… je voulais te dire que tu avais tes chances de devenir Béta. Je pensais que cela t’intéresserait, car c’est le but que tu poursuis, faire entendre ta voix, ta perception de la justice, sans écraser les autres toutefois. C’est une cause noble. Je suis sûre que même ton père t’acclamerait. »
Un tourbillon de colère l’agita, et il se tourna tout à fait vers moi en crachant, les yeux lançant des éclairs :
« Mon père ferait tout pour me destituer toute responsabilité vis-à-vis de la confrérie. »
Il s’était avancé si près que je sentais son souffle sur mon visage, et je tentai de passer outre la griffe qui pesait lourdement sur ma fragile gorge. Dans un mouvement d’affection, je rapprochai mon museau, mais il me repoussa brutalement.
« Il suffit. Cesse de me fixer comme un aéromite fasciné. Je n’ai pas besoin de toi. Je ne veux pas de ta présence ici.
– Pourquoi ? murmurai-je, le souffle coupé.
– C’est ainsi, et tu le sais ; on aime, on n’aime pas, l’attraction se poursuit ou se brise comme un copeau de bois ; ainsi va la vie, aussi pénible l’injustice soit-elle. »
Comment savait-il que… ? Incroyable ! Je ne lui avais jamais avoué quoi que ce fût, et pourtant, il en avait connaissance. Mais comment osait-il briser toute relation, même d’amitié, de la sorte ? Ne comptais-je donc pas du tout à ses yeux ?
« Je ne veux pas achever ma vie en n’ayant de cesse que mes pensées t’appartiennent à chaque instant, dis-je dans une supplique lourde de peine et d’incompréhension.
– Alors, contrôle-les. Je n’ai rien de plus à te conseiller, quoi que tu fasses ou que tu choisisses. Je ne suis pas celui qu’il te faut. »
Ah ! Il était drôle ! Voilà un argument qui témoignait de sa jalousie envers Ébène. Il ne savait pas que la relation s’était arrêtée sans lendemains. Un sourire ironique éclaira mon visage quelques instants.
« Est-ce là ton seul et véritable argument ? » lançai-je en notant qu’il s’éloignait de moi, vers l’extérieur, au lieu de retourner dans la caverne, comme pour le mettre au défi de tout avouer.
Il se crispa sans que je n’en sache la raison. Peut-être n’était-il simplement pas prêt. Mais je gardais l’infime espoir qu’il veuille garder une bribe de relation, juste un peu, même floue, même ambigüe… quelque chose.
« Cela est largement suffisant. Quoi qu’il en soit, rien ne me vaut l’honneur de ta présence. Adieu donc. »
J’écarquillai les yeux, profondément surprise. Nacarat avait toujours voulu être le maître de ses émotions, et sans doute la situation lui échappait-il.
Ce furent les dernières paroles que j’entendis de lui. Il prit son envol sans demander son reste, me laissant seule, abandonnée, dans un acte lâche et injuste. Un violent coup de griffe empala ce qui restait de mon cœur et me laissa une bile amère dans la gorge.
Je dus alors faire un choix. Terrifiant. Mais nécessaire.

EPILOGUE

« Es-tu sûr de ton choix ?
– Ne refoule pas ma colère.
– Ce n’est pas mon intention, et ça ne l’a jamais été. Quoi que tu décides, en définitive, je serai toujours là, à tes côtés, même par-delà le néant. Je ne serai pas seule. Tu as beaucoup de connaissances amicales, n’hésite pas à les approfondir, et à confier tes tourments. »
Nacarat ne répondit rien.
« Bonne chance »
J’étais partie. Sans lui dire adieu. Je n’avais eu aucun remerciement de sa part, et d’ailleurs, je n’en attendais aucun. J’avais annoncé à Opale que je partais de la Confrérie, et je lui avais fait juré de ne jamais en parler à Nacarat. Il devait croire que je m’étais donné la mort, ou bien que je l’avais simplement trouvée, sans en connaître la raison précise. J’étais partie loin des terres d’Ignis, m’arrangeant pour qu’il ne vienne pas me chercher à tel endroit. J’étais restée avec Ébène, avec qui je partageais tout ; c’était désormais lui, ma seule et véritable famille. J’étais une Voyageuse, mais lui était resté dans sa Confrérie. Alors, j’étais proche de ses terres. Plus rien ne comptait désormais.

DRACAUFEU

Âge : 70 lunes
Situation conjugale : Célibataire
Situation familiale : ICI
Confrérie : Voyageuse
Rang : //

Yeux : Rouges
Pelage/Peau/Écailles : Rouge & jaune pâle
Taille : 1m70
Corpulence : normale
Attaques : Danseflamme, Griffe Ombre, Boutefeu et Brouillard.
Ncarat
Gamma
Conflictuelle
NOM Prénom
Âge
Métier
Relation
NOM Prénom
Âge
Métier
Relation


Secrète… secrète serait l’adjectif le mieux placé pour me qualifier. Mais nous, nous ne pouvons nous voir qu’au travers des autres, et je ne serais qu’à peine sûre de cette suggestion. Certains pourront même me qualifier d’impossible à vivre, parce que mes réflexions vont au-delà du raisonnable, sur un champ merveilleux que personne ne peut atteindre. Mais qu’appelle-t-on le raisonnable ? Je trouve cet endroit simple et pur. C’est à moi, personne ne me le volera, car personne n’en est capable. Avez-vous confiance en autrui ? Tiens… naïve, peut-être, serait un pilier central des constituants de mon âme. Je ne peux y échapper, et sans doute est-ce à cause de ma grande empathie. Parfois, je me trompe ; et je me fais avoir. Pourtant, lorsque l’on a grandi dans une grande insouciance, comment faire la différence entre le bon et le mauvais ? Comment, lorsque sa famille elle-même est partagée, peut-on en écrire la conclusion ?
Connaissez-vous quelqu’un qui soit intrépide, fort de sa volonté d’explorer et de découvrir ? On pourrait le relier un peu à la naïveté, celle de croire que tout sera toujours bien. Cette mélodie sonne atrocement faux, malheureusement, et ce sera précisément la raison de la fin de mon histoire, là où elle s’est arrêtée, pour le moment en tous cas.
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MessageSujet: Re: ALIZEE “Au champ de l'univers, tu cueilleras ce que tu sèmes.” Sam 12 Sep - 17:39
Invité
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ALIZEE “Au champ de l'univers, tu cueilleras ce que tu sèmes.”
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