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MessageSujet: Rencontre sur le sable chaud [PV Nacarat] Sam 12 Déc - 21:36
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Les premiers rayons de soleils percèrent le feuillage des arbres se trouvant dans les alentours de là ou somnolait la jeune petite Evoli qui se réveilla en baillant. Elle ouvra doucement les yeux, le cri des différents animaux peuplant les environs empêcha la jeune femelle de se rendormir. Elle s’étira les membres, les uns après les autres et après avoir bu quelques gorgés d’eau dans un petit étang se trouvant près d’elle.

Elle penchait la tête et se demanda
« Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui ? ». Elle voulait éviter de rencontrer des gens de sa confrérie, elle marcha longtemps en essayant d’éviter tout autre pokémon à proximité. Elle ne savait pas où elle allait mais pour elle cela n’avait pas d’importance, elle finit par sortir de plusieurs broussailles et atteignit sur la plage.

Elle foula de ses petites pattes le sable chaud bercée par le soleil qui brûlait dans le ciel, quelques nuages blancs s’y trouvait également mais rien de pessimiste à première vue. Son regard se posa sur la mer, les vagues amenant des petits coquillages sur le sable et d’autres repartent comme une valse perpétuelle. Sky s’avança doucement en frôlant le sable, ses pattes s’enfonçaient à peine vu son petit poids et elle souffla, elle se perdit dans ses pensées et marcha longuement près de la mer sans pour autant se mouiller les pattes, l’eau ce n’était pas son fort et en repensant à son passé elle grimaça légèrement sur son visage et se crispa avant de se laisser de nouveau à se laisser aller avec les sons ambiants.  
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MessageSujet: Re: Rencontre sur le sable chaud [PV Nacarat] Dim 13 Déc - 20:10
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Le voyage avait toujours été quelque chose de positif. Je ne pouvais vivre sans. Teintés de souvenirs, de rencontres, d’émotions, de sentiments, mais aussi de solitude. Telle la flèche à l’embout acéré, la solitude, traîtresse, scélérate sous toute sa splendeur, vous donnait l’illusion d’être enfin dans la sérénité de votre âme. Il n’y avait que vous. C’est du moins ce que vous croyiez. Mais non ; elle était là, tapie dans les ombres, silencieuse. C’est une indigne manipulatrice, qui s’immisce dans vos vies plus facilement que n’importe quel individu de chair, de sang, d’os et de bon esprit.
Bien sûr le départ d’Alizée ne cessait de revenir me tourmenter, et je préférais écouter la solitude, en dépit des rencontres enrichissantes que je ne manquais pas de faire. Je me souvenais d’Opale, qui m’avait si intrigué, au point de m’en souvenir pendant de longues heures. La grande Alpha de la Confrérie. Je ne devais cependant pas m’égarer ; mieux valait souhaiter ne jamais la revoir. Au moins, je ne serais pas déçu et abattu. Pensées pessimistes ? Non ; pensées réalistes. Je ne me faisais aucune illusion, en aucune façon. Cela était mieux ainsi.

Cette fois, je pris un chemin différent. Celui des embruns, charriés par un vent froid ou chaud, traître ou allié, qui soufflait en général en sens inverse – c’était là la raison pour laquelle je ne prenais jamais ce trajet. Souvent, mes ailes s’engourdissaient, le feu qui brûlait en moi se retirait autour de mes organes vitaux comme pour se préparer à une tempête dévastatrice. Et comme le vent est invisible et neutre, cracher des flammes n’y changerait rien. J’avais déjà essayé, dans ma jeunesse, cela n’avait rien donné. Personne n’ouvrait la vanne des courants d’airs, personne ne supervisait la météo de cette façon, c’était bien évident et logique lorsque l’on y pensait. Si Arcéus fût doté de tels pouvoirs, je n’en aurais compris le sens. Lorsque l’on est dieu, nul besoin de vouloir nuire à ses fidèles – ou non – sujets. Mais quelle perception avait-il de la justice ? S’il fût possible de le rencontrer, ce serait là une des questions primaires. Comment un monde dans son intégralité pouvait dépendre de sa bonne foi, et s’il devenait fou, paranoïaque, complètement dérangé, imbu de lui-même ?  

Mieux valait ne pas y songer.

Je me dirigeai alors vers les côtes paisibles, et cette fois les courants aériens furent en ma faveur. C’était là le territoire de la Confrérie Aqua, peut-être y croiserais-je quelqu’un, seul le Destin et le Tout-Puissant en avaient la connaissance. A cette pensée, je retins un bruit d’amusement. Démesuré, vraiment. Tout était démesuré. Tant qu’on ne contrôlait pas mes pensées, mes faits et gestes, cela m’allait parfaitement. Je voulais encore de cette liberté, j’avais encore des saisons à vivre. Personne ne pouvait me l’enlever, et je savais m’en servir comme de mes ailes.

Lorsque j’eus établi mon observatoire, à flanc de falaise, sur un amas rocheux qui saillait de celle-ci, je perçus des mouvements furtifs sur le sable. La bête ne s’y enfonçait pas comme je m’y serais attendu, elle semblait trop légère. En la voyant face à l’eau, je l’observai plus prudemment. Si elle se noyait, je m’en voudrais pour l’éternité.

Décidément, tu n’as pas changé, tu veux toujours sauver le monde, me rabroua une voix intérieure, que je ne fis pas taire – nul sarcasme n’animait son ton.
Je m’approchai du petit sans faire de bruit, en vol stationnaire juste au ras du sable, sinon mes pas me trahiraient, notamment à cause de mon poids. Il ne semblait pas turbulent ; tant mieux. Puis, toujours silencieux, je me posai en douceur, tout dans le contrôle, si bien que je m’en sentis presque imbécile.
« C’est une très belle vue, n’est-ce pas ? » lançai-je à mon acolyte d’une voix que j’espérais modérément gutturale, pour éviter de l’effrayer.
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Rencontre sur le sable chaud [PV Nacarat]
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