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MessageSujet: I've lost my home - Amarante Lun 15 Mai - 0:04
Amarante
Amarante
Méga-Lucario

Âge : 400 lunes
Sexe : Mâle
Type(s) : Combat // Acier
Confrérie : Pugna
Rang : Epsilon
Caractère

Je me souviens d'avoir aimé. Je me souviens d'avoir souffert. Je me souviens d'avoir été perdu. Je me souviens d'avoir sincèrement cru. J'ai été influençable et influencé. J'ai douté. J'ai longuement songé. Au final, je n'ai pas su tirer de réelle conclusion. Pourquoi est-ce que je vis ? Je ne l'ai jamais su. Est-ce que c'était si important de le savoir ? Est-ce que ça valait vraiment la peine de chercher ? De souffrir ? De m'égarer ? Je ne sais pas non plus.
J'ai fais beaucoup de choix dans ma vie que je regrette. Beaucoup d'erreurs que j'aurais aimé réparer, sans oser faire le premier pas.
C'est mon fardeau.

L'arrogance, un mot qui me définit bien. J'ai toujours désiré être différent, que dis-je, exceptionnel. Une personne sans laquelle, le monde est désemparé. Une personne sans laquelle, rien ne tourne plus rond. J'aurai voulu naître légendaire. J'aurai voulu être gardien d'une chose importante. Être l'un des rouages de l'harmonie et de la paix qui règnent sur le Sanctuaire. Mais je ne suis pas né exceptionnel. Le monde m'a ouvert les bras à moi, Amarante, sous les traits d'un petit Riolu à la fourrure ébouriffée.

La colère. Depuis tout petit, je me suis toujours énervé facilement. Ma mère me le répétait souvent. "Contrôle toi Amarante, pour le bien de tous."
Quand j'étais contrarié, j'avais tendance à me montrer violent. On ne fait pas beaucoup de dégâts âgé d'une trentaine de lune, mais heureusement que mes parents m'ont appris à me canaliser. Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé. J'ai le sang chaud. Je suis facilement affecté par les mots, que je feins d'ignorer. Pourtant, les remarques sont comme des pointes acérées. Elles me transpercent la peau et s'enfoncent dans ma cage thoracique. Elle me percent les poumons et me donnent l'impression de me noyer dans mon propre sang. Le regard des autres est une véritable source de souffrance et de frustration.
Que peuvent-ils bien penser ? Pourquoi m'observent-ils ?
Ne pense pas à eux. Regarde devant toi et avance. Regarde devant toi et persévère. Forge toi de telle manière, qu'ils ne pourront plus avoir de pouvoir.


Malgré tous mes défauts, mes écarts et mes erreurs, j'ai tenté d'être digne de confiance. Ma loyauté n'a pas connu de failles. Mon amour, pas de fêlure, peu importe le nombre de lunes qui passaient. J'aimais, sans conditions. Mais je jalousais, tout aussi facilement. Comme si tout ce que je possédais pouvait me glisser entre les pattes à chaque instant, je voyais d'un mauvais œil toute nouvelle personne dans mon entourage. Je veillais sur mes proches, telle une ombre menaçante. Je n'ai jamais voulu les étouffer. Si bien que, parfois, j'ai préféré couper les ponts, en espérant, qu'ils trouveraient mieux ailleurs. Car malgré cette fierté donc je fais preuve en apparence, je suis un couard.
Je ne veux pas me retrouver seul.
Ne m'abandonnez pas, je vous en prie...

Physique


Histoire

Je ne connais pas de pokémon qui se souvienne du jour de sa naissance, avec beaucoup de clarté. Je ne fais pas exception. Pourtant, il y a bien des choses qui me reviennent en mémoire, quand j'essaye d'y repenser. Une lumière. Des mots, les premiers. La chaleur, celle du soleil, celle des corps contre lesquels je me suis blottis. Celle qui a animé pour la toute première fois, mon cœur.

J'ai grandis, bercé par la tendresse de ma mère et la combattivité de mon père. Mais parler de moi sans évoquer mon frère, Judicaël, c'est mettre la moitié de mon âme de côté. Je ne me souviens pas avoir vécu un jour, une heure, une seconde de mon enfance sans lui. Il était à la fois, mon meilleur ami, et mon pire ennemi. Quel que soit le rôle qu'il choisissait de revêtir, il le faisait à la perfection. Nous étions deux garnements inséparables, pour le meilleur comme le pire. Je regrette. Je regrette sincèrement de m'être parfois emporté contre lui pour des broutilles. Je m'en veux de l'avoir blessé parce que je me sentais mal, pensant que ce serait un bon moyen d'évacuer ma douleur. En y repensant, il y a tant et tant de choses que j'aimerai recommencer. D'erreurs que je voudrai réparer. Je sais bien que personne n'est parfait, qu'aucun pokémon n'est à l'abri d'un désastre. Mais je trouve que la liste des miens, est bien trop longue pour une seule personne.
Mais il est partit sans se retourner, et je ne me suis jamais reconstruit.

Nos parents nous contaient souvent des histoires. Je me souviens que nous les adorions. Surtout celle qui concernait la création du monde. Oui, surtout celle-ci. Celle où, à partir de rien de plus que son propre désir de partager et d'offrir, Arceus créa la vie, ainsi qu'un endroit où la faire fleurir. Je n'ai jamais rien demandé, j'ai toujours fermement cru en ces contes visant à nous endormir. Dans mon cœur, les mots de ma mère résonnaient. Pour moi, c'était la pure vérité. Les choses ne pouvaient être autrement. Les légendaires nous protégeaient, et Arceus nous aimait. Je me sentais apaisé. Cette réponse me convenait.
Persuadé qu'il me protégeait, j'ai avancé au bord du précipice en regardant droit devant moi.

♠ - - - ♠

J'avais cinquante lunes. En clair, je n'étais encore qu'un tout jeune pokémon, bien loin d'avoir tout appris des terres que je foulais en toute insouciance. Cinquante lunes, c'est un peu jeune pour ne plus croire en rien. Un peu jeune pour comprendre qu'en fait, on est bien seul et minuscule dans cette vaste étendue qu'est l'univers. Et que, peut-être, Arceus n'est pas aussi aimant et attentif qu'on nous le fait croire. Nous jouions avec mon frère, ou peut-être me promenais-je seul sur les terres des Pugnas ? Je ne sais plus. Qu'importe, le résultat ne changerait pas.
J'ai rencontré des pokémons. Ils étaient au nombre de trois et semblaient sensiblement plus âgés que moi. Parmi eux, un pokémon légendaire. Un pokémon unique, un représentant de la volonté d'Arceus, en chair et en os, devant moi. Je me souviens du sentiment qui a alors gonflé ma poitrine. De l'admiration. Oui, j'admirais cette personne et le rôle qu'elle jouait pour nous tous, pour moi. Je me suis approché, les yeux remplis d'étoiles, les pattes tremblantes d'excitation.
<< -Bonjour... je... Vous êtes bien... un gardien ? avais-je maladroitement demandé, gêné par mon propre enthousiasme.
Le pokémon m'avait un instant jaugé, de la tête aux pieds, avant de m'adresser un sourire narquois.
- Et quoi ? Qu'est-ce que tu es au juste ? Une baie oran ?"
J'ai froncé les sourcils. Je ne ressemblais pas à une baie, comment pouvait-il me confondre de la sorte ? J'ai détourné le regard, et j'ai marmonné :
- Non je... Je suis un Riolu."
-Un quoi ? Scuse moi mais j'ai pas bien entendu."
- Un Riolu" répétais-je inquiété par l'agressivité dont faisait preuve le pokémon.
- Ah non, c'est bien que ce j'avais compris. Un RIEN DU TOUT. Allez, dégage, reviens me parler quand tu seras digne, on ne vit pas dans le même monde toi et moi.>>
Avant de partir, il m'a bousculé en s'esclaffant, assez fort pour que je tombe à la renverse. Je ne me suis pas relevé tout de suite. J'ai regardé le sol, sans comprendre ce qu'il venait de se passer. Ma mère m'avait parlé de personnalités bienveillantes, protectrices. Me serais-je trompé ? Peut-être qu'il ne s'agissait pas d'un pokémon légendaire ? Non, plus j'y réfléchissais et plus j'en venais à la conclusion qu'il en était bien un. Pourquoi m'avoir ainsi humilié ? Pourquoi m'avoir ainsi repoussé ? Et puis la solution m'est apparue. Je ne pouvais pas croire que mes parents m'aient menti. J'ai préféré me rassurer en me disant que ma mère s'était trompée. J'aurai voulu y croire. Mais je n'ai pas pu. Je n'ai pas osé lui poser la question, pas osé lui dire que je n'avais pas été capable de me défendre seul. Je ne voulais pas quelle sache que j'étais resté à terre, comme un faible, préférant éviter les coups plutôt que de défendre ses idéaux. Je ne voulais pas la décevoir. J'avais peur. J'avais tellement peur.
Les pokémons légendaires étaient des êtres effrayants.

C'est à cette période là, que j'avais rencontré Euphemia. A la recherche de force et d'un exutoire pour évacuer la colère qui ne cessait de me brûler la chair, je m'entrainais. Parfois avec mon frère, Judicaël, mais le plus souvent, seul. Car déjà, nos préoccupations différaient déjà. Cette Laporeille fut ma première véritable amie, ma rivale, celle contre laquelle je ne voulais pas perdre. Tant et si bien que je m'entrainais en cachette, pour être sûr qu'elle ne deviendrait pas plus forte que moi, qu'elle ne me dépasserait pas trop vite. Dans ses yeux, il y avait cette détermination qui brillait dans les miens, mais pas seulement. Je crois qu'en elle, je me reconnaissais.Avec moi, elle était toujours souriante et attentionnée.
Doucement, elle pansait les blessures de mon cœur.

♠ - - - ♠

Les jours se succédaient tranquillement, se ressemblaient sans être tout à fait identiques. Je pensais écouler des simples mais heureux jours pendant encore bon nombre de lunes. Oui, je le pensais sincèrement. Mais la nouvelle tomba, sans appel.
Rien. Rien ne laissait présager une telle chose. Peut-être n'y avais-je pas fait suffisamment attention ? Peut-être même, avais-je préféré ignorer l'évidence ? Je ne sais pas. Peut-être que si je m'en étais rendu compte, il ne serait pas parti. Du jour au lendemain, Judicaël m'a annoncé qu'il nous quittait.
<< Je pars. Je quitte le Dojo. Il le faut. Peut-être nous retrouverons-nous un jour, mon Frère. >>
Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Sans moi ? Des tas de questions jaillirent dans mon esprit, mais il ne me laissa pas l'occasion d'en poser une seule. Il ne me laissa pas la moindre chance de le faire changer d'avis. Déjà il m'avait tourné le dos, déjà, sa silhouette disparaissait à l'horizon. Je suis resté planté là, bouche bée. Dans ma poitrine, rien, le néant. Ni tristesse ni colère, juste la plus totale des incompréhension. Nous étions toujours ensembles, je pensais le comprendre. Je pensais que nous étions essentiels, l'un à l'autre. Mais je me suis trompé. Il n'avait pas besoin de moi. Et moi, j'ai dû apprendre à vivre sans lui. Ce jour là, j'ai pleuré.
Pourquoi m'as-tu abandonné ?

J'ai toujours fais en sorte d'afficher une mine tranquille. Je ne me forçais pas à sourire, mais je tentais de ravaler mon désespoir. Je ne voulais pas que mes parents sachent. Ils me pensaient plus fort qu'avant, je ne voulais pas les décevoir en leur démontrant le contraire. Ils avaient l'air d'avoir accepté le départ de Judicaël. Ils étaient tristes, mais semblaient le comprendre. Moi ? Je voyais poindre dans mes tripes, de la colère qui allait bientôt remplacer le vide qu'il avait laissé. Le jour où la sphère de pouvoir des Pugnas désigna le nouvel Alpha, j'étais encore jeune, ce qui ne m'empêchais pas d'être ambitieux. Certes, je n'étais pas né légendaire. Ma naissance n'avait pas fait de moi un être exceptionnel. Pourtant, je ne brûlais que d'un seul désir, celui de prouver ma valeur. Celui de montrer au monde à quel point j'étais capable, voir même, plus que n'importe qui, de porter le plus lourd des fardeaux. Mais je ne fus pas choisi. J'ai écumé de rage, serré les poings, serré les dents à m'en faire saigner les gencives. Je m'étais entrainé, si durement, pour rien. Puis, ce fut au tour du Bêta. Mais là encore, Arceus ne reconnut pas en moi les qualités qu'il recherchait. Comme s'il voulait à me faire terriblement souffrir, il désigna Euphemia. La femelle qui, avec le temps, avait su dompter mon cœur et se l'approprier. Elle, que j'aimais si profondément, me volait tout ce en quoi j'aspirais depuis si longtemps. C'en était trop.
Je me suis enfui, fou de colère, terriblement frustré, en poussant tout le monde sur mon passage. Aveuglé par la haine, j'ai longtemps couru, incapable de me contrôler. Au bord de l'eau, j'ai rencontré un pokémon que je n'avais encore jamais vu et qui, pourtant, ne m'étais pas inconnu. Bien décidé à me battre avec ce dernier, j'ai tout fait pour le provoquer, pour l'inciter à me donner le premier coup. Mais il n'a pas réagit. Avec sérénité, il m'a adressé la parole. Lentement, je me suis calmé. Nous avons discuté, un long, très long moment. Il me disait ce que j'avais besoin d'entendre, ou  peut-être était-il vraiment sincère ? J'avoue que mes souvenirs à ce sujet sont assez imprécis. Quand bien même, quand nous nous sommes séparés, nous étions devenus, de précieux amis.

Je suis devenu apprenti Epsilon. Parce que je ne voulais pas me contenter de la vie monotone réservée à la majorité des pokémons peuplant le Sanctuaire. Non. Je désirais plus que ça. Je voulais être reconnu, aimé, apprécié, vital. Quel meilleur moyen pour cela que de devenir le guérisseur, celui qui était capable de comprendre et de parler la langue d'Arceus ?
Je ne désirais pas m'occuper des autres, leur apporter mon aide ou les réconforter, mes motivations étaient bien plus personnelles et égoïstes. J'ai évolué en Lucario, ce soir là.
Car après tout, tout ceux en qui j'ai jamais cru, m'ont tourné le dos au dernier moment.

♦ - - - ♦

Je ne sais pas comment l'expliquer. Dès l'instant où j'ai vu ce pokémon courir dans ma direction, j'ai compris.
" Amarante, tes parents ils..."
Mon cœur s'est douloureusement serré dans ma poitrine. Je n'ai même pas adressé le moindre regard à l'Epsilon des Drakon, qui m'enseignait tout ce que mon propre mentor n'était plus capable de faire. J'ai couru. Aussi vite que j'ai pu. Je suis tombé plusieurs fois en chemin. Je me suis immédiatement relevé, et remis en route. Mes parents étaient âgés et sujets aux maladies. Je savais qu'il ne leur restait que peu de lunes à vivre. Mais à chaque nouvelle journée, j'espérais qu'ils ne partiraient pas aujourd'hui. Parce que je n'étais pas prêt. Pas prêt à me retrouver seul, sans aucun soutien moral, sans aucune famille. Ils étaient les seuls sur qui j'avais toujours pu compter. J'avais espéré, que cela durerait, toujours.
Quand je suis rentré, essoufflé, en sueur, tout juste capable de respirer, il n'y avait plus personne pour m'accueillir. Dans l'antre de l'Epsilon, ils étaient allongés, inertes. J'ai attendu que l'on me laisse seul, puis je me suis écroulé. J'ai pleuré, de tout mon corps, de toute mon âme.
La mort ne fait souffrir que ceux qui restent, s'inquiétait ma mère.
Devient fort, aussi fort que personne ne l'a jamais été, Amy, m'encourageais mon père.
J'ai détesté Euphemia, de m'avoir privé du regard emplis de fierté de mes parents. J'ai maudis Judicaël, de n'être jamais rentré. De ne pas avoir donné de nouvelles. De les avoir abandonné, au même titre que moi, alors qu'eux ne l'avaient jamais fait. J'ai pensé que je ne me relèverai jamais. J'ai pensé, que je ne pourrai jamais surmonter cette douleur qui me vrillait le torse et me vidait de toute mes forces. Combien de jours ou de semaines suis-je resté plongé dans cette torpeur dont personne ne pouvait m'extraire ? De ce flot de sentiments que je n'étais pas capable de gérer seul. Je ne sais pas.
J'aurai donné n'importe quoi, pour qu'Arceus me laisse seulement vous dire : "Au revoir."

♦ - - - ♦

Quelques lunes après le décès de mes parents, j'ai fait face à un nouveau problème. Pour une raison inconnue, Arceus semblait me haïr, ou du moins, le pensais-je sincèrement. Il détruisait le peu de choses que j'avais construites, et s'emparait de ce que à quoi je m'accrochais encore... Dans la Confrérie Aqua, un nouveau Bêta venait d'être désigné. Nous avions tous vu la lumière bleutée de la Pierre de Lune s'élever dans le ciel nocturne. A ce moment là, je n'y avais accordé que peu d'importance, plongé dans mon propre désarroi dont je peinais à m'extraire. Tout à fait ignorant de la machination qui se tramait à mon insu.
Quand j'ai appris la nouvelle, je préparais un cataplasme de baies Fraiv, afin de guérir les blessures d'un Férosinge à la suite d'un combat relativement amical. C'est ce dernier qui m'avait informé, sans en connaitre les conséquences.
- Tu savais que le Bêta des Aqua n'était autre que Suicune ? Il s'appelle Katharistis. C'est formidable tu ne trouves pas ?
J'ai jeté la préparation à ses pieds et je me suis enfui, sans un mot de plus. Je suis parti à la recherche du Suicune. Je me sentais profondément trahi. Déçu. Fou de rage. Ne m'avait-il pas dit qu'il ne désirait pas devenir un représentant, un gardien de sphères de pouvoirs ? Ne m'a-t-il pas dit que, s'il avait eu le choix, il aurait préféré ne pas naître légendaire ? N'étaient-ce que des mots ? De vulgaires mensonges visant à me réconforter ? A me berner ? J'ai sincèrement pensé que je pouvais lui faire confiance. Je me suis laissé abusé comme un nouveau né.
Pendant plusieurs jours, j'ai ratissé les terres immergées de la Confrérie Aqua. J'ai crié son nom, à m'en arracher la gorge. Et puis, je l'ai trouvé, en train de purifier une étendue d'eau, l'air de rien. Il a lentement tourné la tête dans ma direction. Il a fait comme s'il ne comprenait rien de ma colère. Comme s'il n'était en rien responsable.
- Tu m'as trahi ! Comment as-tu OSÉ ? hurlais-je en me jetant sur lui comme un aliéné.
Nous nous sommes alors battus l'un avec l'autre, sans aucune pitié ni aucun égard. Mais personne n'était vraiment capable de prendre le dessus. Étions nous de forces égales ? Ou retenait-il ses coups pour ne pas me porter d'attaque fatale ? Je l'ignore. Une chose était sûre cependant. J'étais déterminé à le tuer, plus que jamais. Tout ce que j'avais accumulé c'est dernières années. La tristesse. La douleur. La peur. La solitude. Le rejet. J'ai tout dirigé vers lui, je l'ai tenu responsable.
Nous n'avons cessé de nous affronter que parce que nous sommes tombés d'épuisement, incapables de bouger, tombés inconscients. Katharisits s'est réveillé le premier, et s'en est allé. Il ne m'as pas achevé. Il aurait pu. Nous étions tous deux gravement blessés, physiquement et moralement.
J'ai failli devenir un meurtrier, en tentant de tuer mon seul ami.

♣ - - - ♣

Je venais d'avoir deux cents lunes lorsque je fus officiellement nommé Epsilon de la Confrérie Pugna. Mon mentor mourut, peu de temps après.
Lors de la cérémonie, j'étais mal à l'aise. J'avais attendu ce moment. J'avais travaillé dur pour arriver jusqu'ici, à la sueur de mon front. Pourtant, quelque chose n'allait pas. Je pensais sincèrement que je me sentirais satisfait. Que je serai fier. Mais ce ne fut pas le cas. En voyant briller dans les yeux de mes camardes, cette lueur d'espoir et de joie, j'ai souffert. Eux pensaient sincèrement que j'étais un digne héritier. Que j'étais devenu Epsilon par envie, pour les soutenir et transmettre la volonté d'Arceus. Ils avaient tort. J'ai souffert de mon propre égoïsme. Je n'ai pas supporté mon reflet dans leurs prunelles. J'avais honte. Honte de les regarder en face.
On m'a fait cadeau d'une méga-gemme et j'ai évolué en méga-lucario.


Toute ma vie, j'ai regardé derrière mon épaule. Je regardais ce que j'avais perdu, incapable de tout laisser derrière moi, d'accepter de m'en séparer. Je n'ai pas fais attention à ce que j'avais déjà. Je n'ai pas fais attention à ce que j'ai obtenu en persévérant dur ce chemin plein d'obstacles qu'était la vie. En demeurant inflexible dans mes idéaux. J'ai fais des rencontres formidables, toutes différentes, qui m'ont apporté, un peu de bonheur dans ce que je pensais être, un océan de tristesse.

Sundance Bêta des Tenebrea. Dimoret venu d'autres contrées, dont la bonté et la fragilité ne m'ont pas laissés indifférent. Il était l'apprenti que je n'ai jamais eu et dont, j'ai toujours souhaité l'arrivée.
Cälice Epsilon des Drakon. Petite Pashmilla au caractère bien trempé qui, par ses mots, m'aura permis d'envisager une rédemption. A toi, qui m'a accepté sans même me connaître. A toi, qui m'a pardonné sans me juger. A toi, oreille attentive, collègue enjouée, amie fidèle... que dis-je ? A toi ma sœur, je te remercie.
Opale, ancienne Alpha des Ignis. Feunard dont l'étrange maladie, n'aura été qu'un prétexte pour voler quelques secondes à ses côtés. Ta présence réconfortante à réchauffé la flamme que je croyais éteinte. Je t'ai aimée, peut-être plus que je ne l'aurais dû. Confidente de tous les instants, conseillère inflexible. Puisses-tu trouver le bonheur, où que tu sois.
Katharistis Bêta des Aqua. Suicune légendaire qui, de tous, aura le plus souffert de mes erreurs. Mon meilleur ami, puisses-tu te souvenir de moi comme quelqu'un de précieux, non pas comme d'un fou.
Judicaël éternel Pugna en mon cœur. Mon frère, mon némésis. Ma joie, ma souffrance. Je t'ai tant aimé. Tant haï. Je t'ai tant admiré. Tant jalousé. Peut-être le ne te dirais-je jamais. J’espère que tu l'auras deviné malgré mes écarts, mais je tiens à toi. Je t'aime, Jude, ma seule famille.

A vous tous qui avez égayé mon quotidien. Je vous remercie sincèrement. Oui, merci.
Puisse Arceus dans sa miséricorde, vous accorder sa bénédiction.
END ♫

Un peu de vous

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Un peu plus de vous : Petite refonte de Amarante, plus d'un an qu'il est sur ce forum il était temps qu'ils connaisse des changements importants, induits par les Rps que j'ai eu avec vous, et qui m'ont transportée <3.
Cette présentation signe aussi la mort de Ama (qui sera faite inRP).

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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante Lun 15 Mai - 20:34
Judicaël
C'est... C'est... ARGH. *pleure* Tu es vraiment une sans-cœur, tu le sais, ça ? :'(
Trop d'émotions dans cette histoire. :coeur: Et puis, tu veux me faire culpabiliser, avoue ! Bah félicite-toi. C'est efficace !

La suite ! ♥️

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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante Lun 15 Mai - 20:53
Cinério
oh dommage mon perso l'aura jamais connue :/
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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante Mar 16 Mai - 13:57
Amarante
Je me félicite de t'avoir faite pleurer ET culpabiliser dans la même histoire

Désolé fiston :soupir:. De toute manière, au vu des deux énergumènes je pense qu'il aurait été compliqué d'en faire des proches ou même des pokémon qui s'apprécie !

Quoiqu'il en soit j'ai terminé, ADIEU AMARANTE.

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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante Mar 16 Mai - 14:05
Drawzerk
RIP Ama, puisses-tu regretter de nous avoir envié lorsque tu seras auprès d'Arceus. :please:

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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante Mar 16 Mai - 21:43
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MessageSujet: Re: I've lost my home - Amarante
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