Partagez|
MessageSujet: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Lun 10 Aoû - 12:40
Invité


Après le ciel, la terre renfermait de nombreuses ressources. Peut-être même en-dessous, mais ça, ce n’était pas de mon ressort. Alors que je grattais le sol de mes immenses griffes, pour vérifier sa constitution – fertile, sans aucun doute – je pensais, comme souvent, à ma mère. Bien que ce fût mon père qui m’eût appris tant de choses, elle avait elle aussi contribué à mon apprentissage. Brièvement.

« Tu vois, Nacarat, disait-elle, il te faut prendre soin de la terre. Où crois-tu que naissent les baies ?
– Ben, dans les arbres, avais-je répondu.
– Très bien, mais où poussent ces derniers ?
– De la terre !
– Exactement. » l’ébauche d’un sourire avait illuminé son visage. « Grâce à ses longues racines, l’arbre puise dans les ressources inférieures, enrichie en nutriments. Tiens, viens gratter ici. Que sens-tu ? »
Je m’étais exécuté, et j’avais répondu, hésitant :
« C’est compact, et ça ne se fend pas.
– Oui. Que vois-tu, autour de toi ? Y a-t-il de la nourriture à même le sol ?
– Non. C’est normal ?
– Ça l’est, et pour cause : cette terre, argileuse, ne permet pas une telle culture. C’est ainsi. » elle avait conclu d’un ton sans appel : « Prends-en soin. »

J’avais acquiescé, l’esprit encore un peu embrumé par l’insouciance infantile, mais j’avais compris la globalité de ses propos. Maintenant, je les appliquais. La chaîne alimentaire devait se continuer à l’infini, sans quoi il était impossible d’espérer de vivre bien longtemps.
Ce que je grattais, là, était sableux. Une bonne terre, comme je le soupçonnais. De toute évidence, il avait plu la veille, ce qui était bon signe, car sa consistance ne permettait pas d’emprisonner assez de nutriments et d’eau. Propice à la culture. Il m’était souvent arrivé de venir planter quelques graines que je trouvais, et les pousses pointaient le bout de leur nez.

J’étais près de l’étang du reflet, dont sa surface hyaline était légèrement ridée par la brise matinale. Je ne croyais pas aux légendes environnant ce territoire, mais j’évitais tout de même de regarder le lac comme il me réverbérait. En hiver, le paysage était à couper le souffle. L’eau était glace, les berges étaient poudre blanchâtre, celle-là même qui drapait les arbres d’un voile d’albâtre passionnant. Enfin je m’éloignai du lac en question, me tenant debout face à un massif de baies oran. Délicieuses, celles-ci étaient encore meilleures à la broche. Il n’y avait pas besoin de recueils venant de la Bibliothèque pour le savoir. Des Nirondelles passaient avant moi, parfois, si bien qu’à une dizaine de fois je m’étais pris à vouloir en déguster une, juste pour savourer sa chair et passer l’envie aux autres de recommencer. Mais ce n’était pas un comportement approprié. La forêt appartenait à ceux qui voulaient bien en prendre soin et l’exploiter selon leurs besoins, sans toutefois la mettre au supplice.
Une image d’Alizée se profila dans mon esprit et m’obstrua la gorge quelques instants. Je mimai une toux, sans trop savoir pourquoi. Mes pensées convergeaient souvent vers elle, car je voulais honorer sa mémoire. Une femelle d’esprit, qui ne manquait pas de m’impressionner. D’ailleurs, jamais je ne pourrais l’oublier. Elle avait tenté de braver mes valeurs sentimentales, et elle avait bien failli y parvenir.

Je secouai la tête distraitement. Peut-être que, finalement, je devais laisser sa mémoire tranquille et la laisser mourir définitivement. Mais, aussi brave fût-elle, son côté imprévisible m’avait inextricablement attiré.
Ironie du sort… c’est elle qui a fini par succomber, songeai-je en serrant les lèvres, puis en délaissant l’endroit.

Le pont défila en-dessous de moi. Je montai lentement dans un ciel presque nu, d’un bleu électrique saisissant. Les quelques nuages qui le parcouraient étaient blanc céruse et flottaient au gré du vent.  
Au bout d’une dizaine de lieues, alors que mes ailes commençaient à crier leur douleur à mon système nerveux, l’atmosphère s’était réchauffée en s’accroissant, me donnant un regain d’énergie. De la fumée s’échappa de mes naseaux. J’amorçai ma descente prudemment devant un des flancs d’un volcan – en activité, bien sûr. Je pénétrai dans une brèche qui s’ouvrait sur tout un autre monde. Des striures lumineuses, couleur d’ambre, couraient sur les parois. La chaleur qui y régnait aurait pu être étouffante, insoutenable pour un type plante, mais dans mon cas, elle glissait agréablement sur mes membres engourdis comme un remède magique. Ce fût comme si je marchais dans un cœur ; l’on entendait la lave en fusion du volcan qui palpitait, et cet effet était accentué par les rayons en provenance de la roche en elle-même. Un tel phénomène éveillait encore ma curiosité : quelle énergie s’émanait de ces pierres ? D’où provenait-elle ? Je n’osais pas y toucher, de peur d’effriter de trop la roche si belle aux veinures gris perle et, sous la lueur ocre, des entrelacs de filaments couleur d’étain. Le boyau était si large que je pouvais étendre à loisir mes ailes. Je connaissais toutes les galeries, pour m’être perdu moult fois. Au premier embranchement, je choisis la bonne direction, franchis le coude et débouchai sur une pièce plus large et voûtée, dans laquelle la chaleur s’accentuait encore.

« C’est si magnifique… comment rater ce spectacle ? » ma voix gutturale résonnait dans des directions éparses. A ce moment, je ne voulais pas me trouver dans un endroit autre que celui-ci ; je me sentais chez moi, en sécurité.  
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Lun 10 Aoû - 19:29
Invité

L'éclat chaud de la lave sous la roche donnait à sa fourrure presque blanche des reflets or et argent. Elle frottait son corps contre la pierre lisse et chaude sans pouvoir sentir quoique ce soit. Mais elle s'assurait que son corps ne change pas à son insu, alors quand elle le pouvait elle se frottait contre diverses choses. Ses queues balayaient le sol ou s'agitaient derrière elle dans un ballet inconnu et désordonné ne semblant avoir ni commencement ni fin. C'est ainsi qu'elle continua d'avancer, les éclats de lumière dansant sur sa fourrure bercée par le léger frottement de ses queues.

_________________________________

De sa gueule entrouverte s'échappait des sons tantôt bas et profonds, tantôt plus haut et léger alors qu'elle enchaînait les pirouettes et les sauts sur des aspérités rocheuses. Un regard extérieur pourrait dire qu'elle danse et le jeu de couleur sur sa fourrure captiverait le regard. Mais elle n'avait jamais dansé devant quelqu'un, non pas par crainte des moqueries, ça elle avait l'habitude, mais parce qu'elle aimait avoir un secret que sa famille ne connaissait pas. C'est ainsi qu'elle déboucha  dans une partie plus grosse et haute du tunnel ressemblant à une salle, le tunnel recommençant de l'autre côté. D'une dernière impulsion prise elle bondit et atterrit souplement au sol, la lumière chaleureuse qui se déversait la fit sourire.

« C’est si magnifique… comment rater ce spectacle ? »

Ses oreilles remuèrent et baissa les yeux pour tomber sur la silhouette massive d'un pokémon volant. En s'approchant elle pu mieux voir et donc déterminer que c'était un Dracaufeu. En songeant à ses paroles elle regarda tout autour d'elle et sourit chaleureusement au lieu. Il avait raison, mais elle, elle connaissait des endroits qui étaient beaucoup plus beau à son goût. Juste.. plus majestueux et indomptable, de cette beauté changeante que sont les lieux exposés aux éléments. Elle contempla les murs en silence un moment avant de sautiller dans la direction du dracaufeu qu'elle avait commencé à admirer de loin. Parce que comme cette grotte elle le trouvait ainsi majestueux et apaisé, comme le volcan qui sous sa force calme peut tout détruire en s'énervant.

« Bonjour bonjour. ~ » chantonna gaiment la renarde « Enchantée de te rencontrer ! Je m'appelle Opale et toi ? »

La vie et l'énergie qui caractérise Opale sont deux choses qu'elle gardait jalousement et qu'elle ne montrait qu'à peu de personne. Pourtant ce pokémon semblait sage dans cet aura qu'il dégageait et elle pouvait sentir une force douce qu'elle apprécia immédiatement. Elle était fascinait par tout ce qu'il dégageait et elle sourit à cela, peut être pourraient-ils être.. amis ?
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Mer 12 Aoû - 14:50
Invité


Quelqu’un claironna quelqu’un dans mon dos. Mon ouïe ne saisit rien d’important, mais enregistra la suite : « Enchantée de te rencontrer ! Je m'appelle Opale et toi ? »

Je réprimai un sursaut. Je n’avais pas senti qu’une personne se tenait juste derrière moi. Ma mère m’en aurait réprimandé, à coup sûr. Je repliai mes ailes, le temps de me tourner, pour éviter qu’elles ne se fracassent contre les couches de roches palpitantes. La petite créature à la silhouette gracile réverbérait les milles couleurs de feu de la caverne. Ses yeux pétillaient comme deux rubis étincelants aux bords lisses et parfaits. J’aimais les pierres précieuses. Et son air agréable ne fit qu’augmenter mon sentiment de chaleur et d’aise.

« Oh, je ne t’avais pas entendue. Mon nom est Nacarat. Au fait, j’aime beaucoup ton pelage… les Feunard ne sont-ils pas plutôt jaunes tel le topaze ? »

J’espérais qu’elle passerait outre mon excès de curiosité, mais après tout, je ne voyais pas pourquoi elle ne le ferait pas. En général, je vouvoyais les autres ; comme cela ne semblait pas la déranger, il ne fallait point faire tant de manières. Mon père avait forcé l’accent dessus de telle manière que c’en était resté fortement ancré dans ma tête comme du fer rouge. Lui-même tenait énormément à ce principe. Il considérait cela comme une marque de courtoisie, voire de simple politesse. Si l’on me tutoyait, je ne bronchais pas. Après tout, il était inutile de garder des distances avec les personnes avec lesquelles on était certains de s’entendre. D’ailleurs, la femelle à laquelle je faisais face semblait me considérer avec une certaine admiration. Je ne pensais pas que ce soit dû à ma carrure, il y avait apparemment autre chose. Je haussai les épaules, en mon for intérieur, et décidai de passer outre ce détail. Mais d’où venait-elle… ? Ce détail m’intriguait. Je devais être vraiment submergé par la contemplation de la cavité pour ne pas m’être aperçu de sa présence. Ou bien son odeur demeurait très faible, mais je percevais quelque chose d’agréablement parfumé. Souvent, je me reprochais mon manque de prudence. Je n’aimais pas combattre, et si elle se cachait derrière un faux masque pour tenter de me désarçonner, je m’en voudrais pendant longtemps et méditerais sur une meilleure façon de pouvoir détecter la présence d’autrui. Cependant, quelque chose me disait qu’elle portait le masque de la sincérité. J’espérais seulement que ce pressentiment était fondé, et valide – mais quel pressentiment peut être réellement fondé ?

Autre aspect des choses, j’étais particulièrement heureux de tomber sur quelqu’un de ma confrérie. Au moins quelqu’un qui me comprendrait, quelque part. Et une belle compagnie qui plus était, ce qui était peu négligeable.

Mais le souvenir d’Alizée rejaillit et m’enleva cette sorte de réjouissance de ma tête. Tant que personne d’autre qu’elle ne m’affecterait à ce point, je n’aurais pas à m’inquiéter. De son vivant, elle aimait bien me tourmenter, se jouer de moi, si imprévisible et perspicace ; elle avait dévoilé un pan de ma personnalité que je gardais profondément enfoui, ce pan Sans Nom, ou plutôt si, mais que je n’aimais guère ; et, qui plus était, comportait deux lames totalement opposées.
« Tu es un idiot intelligent, tu le sais ça ? » m’avait-elle dit un jour sur le ton de la plaisanterie.
Un jour je lui avais promis quelque chose. Quand on était encore gamins, deux Reptincels que tout unissait, et séparait à la fois.
« Alizée, je te promets que je ne t’oublierai jamais.
– Pourquoi tu me dis ça ? Évidemment, que tu ne m’oublieras jamais, grand sot. Et quand bien même tu le ferais, il y aura toujours quelque chose pour te rappeler mon existence. » son rire m’avait contaminé. Léger, puissant.
Elle ne se doutait sans doute pas que ses paroles étaient diablement vraies. Enfin, je ne savais pas. Je n’avais jamais réussi à la cerner, sous n’importe quel angle que ce fût. Peut-être était-ce pour ça que j’appréciais constamment sa présence. Peut-être même plus…
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Mer 12 Aoû - 17:59
Invité

« Oh, je ne t’avais pas entendue. Mon nom est Nacarat. Au fait, j’aime beaucoup ton pelage… les Feunard ne sont-ils pas plutôt jaunes tel le topaze ? »

Ses yeux pétillèrent un peu plus à sa phrase. Aaah, cette question elle y avait eu droit un nombre incalculable de fois. Mais jamais personne ne l'avait formulé ainsi. C'en était touchant et à ça elle lui offrit un sourire rayonnant, juste parce qu'elle était heureuse de n'entendre aucun jugement ni aucune condamnation dans sa voix. Alors elle choisit la sincérité pour le Dracaufeu qui malgré son apparence dure portait sur elle un regard plus doux et curieux.

« Tu es le premier qui le formule ainsi alors je vais être sincère. » résonna la voix douce et chaleureuse de la femelle « Effectivement dans le standard les Feunard ont la fourrure dorée, mais en de rare cas une exception née d'une couleur différente. On nous donne le nom de Chromatique, ce qui est particulièrement vexant si tu veux mon avis. Normalement les Feunard chromatique portent une couleur mauve avec le bout des queues plus foncés. » ajoute-t-elle en désignant ses propres appendices « Néanmoins en ce qui me concerne ma fourrure est tellement clair qu'on la dirait blanche, sauf qu'elle est mauve très pâle, c'est pour ça que tu peux voir autant de reflet dessus. Et le bout de mes queues tirent sur le bleu. »

Elle s'arrêta de parler et inspira tranquillement avant de marcher en direction du dragon et de lui tourner autour, son pelage frottant contre les parois rocheuses. Elle détailla le physique du membre de sa confrérie avant de s'intéresser à son odeur. Ça ressemblait à l'odeur du bois qui brûle, non pas celui âcre des incendie, mais plutôt celui qu'on allume quand on est tous ensemble. En dessous elle pouvait distinguer plus sauvage mais elle n'arrivait pas à en déterminer l'origine. Ensuite ses oreilles s'agitèrent un peu et elle étudia sa respiration, calme et profonde, comme un feu qui ronfle dans la cheminée.

Opale sourit à son observation et sourit largement au Dracaufeu.

« Enchantée Nacarat, voilà un nom et une personne qui me plaisent beaucoup. Mais je ne t'ai jamais vu avant, es-tu venu au dernier rassemblement de la Confrérie ? » questionna curieusement la renard en s'arrêtant de nouveau face à lui, ses yeux rubis luisant d'une pointe de malice et de joie habituelle « Je me serais souvenue d'une personne tel que toi. Peut être n'ai-je pas fait assez attention ? Il y avait beaucoup de monde après tout. »

La fin de ses paroles n'étaient pas forcément destinées au dragon bien qu'elle n'y fit pas attention. Elle ouvrit soudain de grands yeux avant de fixer Nacarat avec un air un peu triste et affolée.

« Je suis désolée, je parle, je parle, mais je t'empêche sûrement de faire ce pour quoi tu es venu ! »

HRP :
 
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Jeu 13 Aoû - 15:36
Invité



Ma remarque parut plaire à la jolie Feunard, dont je remarquai l’éclat scintillant dans ses prunelles embrasées. Elle m’adressa un sourire sincère, voire reconnaissant. De toute mon existence, je n’en avais peu vu de semblables. En fait, je ne savais même plus. La société n’acceptait plus réellement les personnes d’esprit, plutôt celles qui réglaient leurs déférents par la violence, en général morale et physique. Non pas que ces gens-là étaient en surnombre, mais cela commençait à m’inquiéter un peu. Alors, je m’étais éloigné, me préparant à un affront verbal – j’étais sûr que cela m’arriverait un jour, et que mon adversaire en profiterait pour m’humilier. Peu de gens volaient à une telle altitude, et j’en avais parfois le tournis, à force de chercher trop haut. Le souffle me manquait, les muscles me lançaient. De ce fait, je restais entre deux bandes, et je restais en général seul ; cela ne m’inquiétait pas. Non pas que je n’aimasse point des échanges constructifs avec autrui, mais ceux-ci se raréfiaient tant que je ne voulais pas prendre de risques. Ma mère aurait sans doute été plus agressive, mais sa sagesse lui aurait répondu à peu près la même chose : se tenir à l’écart. Alizée, au contraire, aimait combattre de front. De base, les Dracaufeu sont puissants et d’une taille massive, leur donnant un avantage au combat. Alors, de son vivant, elle s’en servait pour défier quiconque voudrait nuire à son honneur, si durement gagné auprès des siens. Sa réputation, aussi. Pour ma part, je ne me souciais guère de ces valeurs. Des pokémons doutaient de moi ? Grand bien leur fasse. Certaines personnes ne changeraient jamais, de toute manière.

« Tu es le premier qui le formule ainsi alors je vais être sincère. Effectivement dans le standard les Feunard ont la fourrure dorée, mais en de rare cas une exception née d'une couleur différente. On nous donne le nom de Chromatique, ce qui est particulièrement vexant si tu veux mon avis. Normalement les Feunard chromatique portent une couleur mauve avec le bout des queues plus foncés. Néanmoins en ce qui me concerne ma fourrure est tellement clair qu'on la dirait blanche, sauf qu'elle est mauve très pâle, c'est pour ça que tu peux voir autant de reflet dessus. Et le bout de mes queues tirent sur le bleu. »

Elle avait une belle éloquence, une belle manière de se mettre en avant sans pour autant marquer une quelconque vanité. Effectivement, elle avait fière allure, tout naturellement. Alors que je voulais répondre, poursuivant ainsi sur nos formalités courtoises, la femelle m’inspecta sans que je ne m’en sente gêné, pas même lorsqu’elle m’observa sous tous les angles, sans se presser. Enfin, son sourire refit surface, rayonnant, et elle reprit avec autant d’aplomb :

« Enchantée Nacarat, voilà un nom et une personne qui me plaisent beaucoup. Mais je ne t'ai jamais vu avant, es-tu venu au dernier rassemblement de la Confrérie ? Je me serais souvenue d'une personne tel que toi. Peut-être n'ai-je pas fait assez attention ? Il y avait beaucoup de monde après tout. »

Je réprimai une grimace. Elle avait raison de me poser la question. Après tout, en tant que Gamma d’une confrérie respectable, j’étais dans le devoir d’être présent. Et, après tout, elle méritait la vérité. Encore une fois elle me devança subitement, ses iris s’illuminant d’une légère teinte de tristesse – voire de gêne :

« Je suis désolée, je parle, je parle, mais je t'empêche sûrement de faire ce pour quoi tu es venu ! »

Amusé, je laissai s’échapper une flamme de mes naseaux. Souvent, les pokémons interprétaient mal ce signe, pensant que j’étais en colère contre eux pour une raison x ou y. Sauf que ce n’était pas le cas. Peut-être cela venait-il d’un gène.

« Tu parles beaucoup, mais ce que tu dis est intéressant. » Par cette phrase, je stoppais sa remise en question sur elle-même, et dans le même temps, je lui adressais un compliment. « Ta présence ne me gêne pas. Au contraire, j’en suis enchanté, et tu pourras sans doute comprendre le fait que j’assiste bel et bien aux rassemblements de notre Confrérie, mais sans pour autant me mêler à la masse. Je serais trop grand pour cela, et je plains ceux qui sont trop petits. Le paysage que nous avons ici est propice à un camouflage de qualité, voilà pourquoi tu ne risquais pas de m’apercevoir parmi la foule des nôtres. » Après tout, je n’avais pas à avoir honte. « Au fond, je ne suis qu’un observateur, et chaque rencontre que je ferai sera toujours une expérience de plus, en bien ou en mal. »

Oui, j’étais heureux de sa présence, car elle ne me nuisait guère, et la Feunard semblait même me comprendre. Nous avions tous un caractère différent, certes, mais certains s’emboîtaient mieux qu’avec d’autres, ainsi que les aimants s’attirent ou se repoussent selon leur nature. Ce phénomène, je l’avais observé dans les terres propices au développement des pokémons de type électrique. J’avais alors assemblé cela avec la nature des personnes, et j’avais compris le rapport qui les reliait, même si l’un était une matière concrète et l’autre un aspect abstrait.

J’étais, dans tous les cas, curieux de la réponse d’Opale, même si je suggérais qu’elle ne serait absolument pas déplacée.

HRP:
 
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Ven 14 Aoû - 0:40
Invité

La flamme qui sortit des naseaux du dragon fascina Opale pendant un instant. Elle ne savait pas si c'était une particularité à lui, mais en tout cas elle, elle ne pouvait pas. Pourtant tout comme lui elle était capable de cracher du feu. Rien que de penser à le faire par le museau elle frissonna. Elle ne voulait pas perdre un autre sens en faisant une bêtise donc elle se contenterait de cracher du feu par la gueule, ça lui allait parfaitement. Elle songea l'instant d'après que c'était peut être une manifestation physique d'un agacement présent mais à peine cette pensée teinta-t-elle ses yeux d'une peine profonde que le dragon intervint.

« Tu parles beaucoup, mais ce que tu dis est intéressant. »

Ses oreilles qui s'étaient abaissées sur le côtés se redressèrent instantanément sur le sommet de son crâne et ses yeux pétillèrent de cette joie qui habite les enfants lorsqu'ils sont approuvés. Opale n'était certes plus un enfant mais elle ne connaissait pas le Dracaufeu et ce qu'il provoquait en elle lui donnait envie de tout faire pour lui plaire. A cette pensée elle sentit un sentiment gonfler dans sa poitrine sans pouvoir mettre de nom dessus mais qui la rendit lumineuse, rayonnante de cette lumière qui habite les être féminins lorsqu'ils se mettent à aimer d'un amour sans condition. Mais ça elle ne le savait pas, n'ayant jamais expérimenté ce genre de chose. Tout ce qu'elle comprenait c'est que ce sentiment était doux, chaud et poignant et qu'elle appréciait ça.

« Ta présence ne me gêne pas. Au contraire, j’en suis enchanté, et tu pourras sans doute comprendre le fait que j’assiste bel et bien aux rassemblements de notre Confrérie, mais sans pour autant me mêler à la masse. Je serais trop grand pour cela, et je plains ceux qui sont trop petits. Le paysage que nous avons ici est propice à un camouflage de qualité, voilà pourquoi tu ne risquais pas de m’apercevoir parmi la foule des nôtres. Au fond, je ne suis qu’un observateur, et chaque rencontre que je ferai sera toujours une expérience de plus, en bien ou en mal. »

« En dehors de ma famille tu es l'un des premiers à me traiter ainsi. Avant les autres me trouver fascinante ou agaçante mais personne n'allait au delà de mon apparence. Maintenant ces mêmes personnes sont devenus mielleuses, respectueuses et attentionnées. A un tel point que j'ai l'impression qu'ils me prennent pour une idiote. Les autres quand à eux sont tellement respectueux que ça en devient gênant et à chaque fois j'ai peur qu'ils fassent une crise cardiaque tellement ils sont tendus. Alors j'espère sincèrement que ceux que je n'ai pas encore rencontré seront comme toi et qu'ils ne me renverront pas mon rang à la figure à chaque fois. » soupira la jolie renarde en agitant ses queues dans un tic d'agacement.

Opale s'était enfin assise face au dragon, le regard plus doux et calme mais toujours aussi vivant plongée dans le siens qu'elle trouvait d'un bleu fascinant. Elle finit par fermer les yeux et agita ses oreilles pour écouter la lave couler sous la roche dans un glissement lent et paresseux. Elle ne bougeait plus, ses queues enroulées autour d'elle ou bien relevées à l'arrière. Elle était attentive à son environnement puis rouvrit les yeux, sereine et calme avant de se relever, un grand sourire étirant de nouveau ses babines.

« Et si nous nous déplacions un peu ? On pourra toujours discuter un peu en marchant qu'en penses-tu Nacarat ? » proposa Opale, débordante d'énergie.
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Dim 16 Aoû - 13:23
Invité


J’observais la renarde, qui apparemment fut agréablement surprise de mes paroles. Les teintes qui dansaient sur son pelage ravivaient le violet parme de sa fourrure. Ses oreilles se dressèrent, une lueur de joie embrasa ses prunelles de feu. Tout le monde aimait les compliments, mais je trouvais sa réaction un peu exagérée, qui me rappelait celle, enfantine, des Oméga. Chacun réagissait différemment, après tout, et il nous restait toujours des vestiges de notre plus lointaine jeunesse quelque part. Je lui répondis quasi inconsciemment d’un regard amusé, puis elle commença sa tirade :

« En dehors de ma famille tu es l'un des premiers à me traiter ainsi. Avant les autres me trouver fascinante ou agaçante mais personne n'allait au delà de mon apparence. Maintenant ces mêmes personnes sont devenus mielleuses, respectueuses et attentionnées. A un tel point que j'ai l'impression qu'ils me prennent pour une idiote. Les autres quand à eux sont tellement respectueux que ça en devient gênant et à chaque fois j'ai peur qu'ils fassent une crise cardiaque tellement ils sont tendus. Alors j'espère sincèrement que ceux que je n'ai pas encore rencontré seront comme toi et qu'ils ne me renverront pas mon rang à la figure à chaque fois. »

Il était vrai que, occupant un haut rang dans la Confrérie, Opale inspirait un certain respect. Pourtant, je ne voyais pas pourquoi je devais la craindre ou la considérer comme excessivement supérieure. En apparence, ce qu’elle racontait montrait bien l’idiotie de certaines personnes ; un mouton saute de la falaise, celles-ci le suivent sans se poser de questions. En revenant au cas de l’Alpha, en vertu de ses pouvoirs conférés par Arcéus, elle était meneuse. Mais nous n’étions pas obligés de consentir à ses choix, après tout. Si une personne que je haïssais prenait la tête de la Confrérie, mes sentiments ne changeraient pas. Si nous nous perdions dans cela, nous ne serions que l’ombre de nous-même, une face qui était vraisemblablement fausse. Et cela, je ne l’acceptais pas. L’hypocrisie m’horrifiait à un point tel que je faisais tout pour la fuir.
L’Alpha s’assit. Je me demandais ce que lui inspiraient mes yeux, car elle ne voulait pas s’en détacher. Puis ses paupières se fermèrent, comme si, soudain, je n’existais plus. Elle s’attardait sans doute sur ce qui l’entourait, trouvant peut-être une certaine sérénité dans cet endroit magique. Elle revint à la terre ferme, lentement, puis, dans un sourire contagieux, reprit enfin :

« Et si nous nous déplacions un peu ? On pourra toujours discuter un peu en marchant qu'en penses-tu Nacarat ? »

Je soupçonnais quelque chose d’autre dans ses paroles, qu’elle ne se l’avouait sans doute pas elle-même, mais, de peur de l’embarrasser, je tus ces superstitions infondées et répondis avec enthousiasme :

« Bien sûr. Évitons toutefois de nous perdre, cela vaudrait mieux, je pense. » ajoutai-je avec une pointe d’humour ironique.

Il y avait longtemps que je n’avais plus fait d’escapade quelconque avec qui que ce fût ; et, le plus souvent, je préférais voler que marcher. Mais à ce que j’en savais, les Feunard n’avaient pas cette capacité – jusqu’à preuve du contraire ! Sans doute mon père aurait-il accepté de faire profiter un pokémon de la vie en altitude, en le portant sur son dos, mais j’avais toujours désapprouvé cette idée. En un sens, je ne me sentais responsable de la vie de personne, et je ne voulais courir aucun risque inutile à ce sujet. Et puis, les cieux appartenaient à ceux qui pouvaient le parcourir, non ?
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Ven 28 Aoû - 17:19
Invité

« Bien sûr. Évitons toutefois de nous perdre, cela vaudrait mieux, je pense. »

Le renarde rit doucement à sa réplique avant de se lever, étirant ses pattes avant de se diriger vers les profondeurs des tunnels. Elle jeta un regard espiègle au dragon avant d'utiliser Feu Follet, dirigeant mentalement les petites boules violettes au plafond depuis leur point de départ pour suivre leur chemin ensuite. Ceci fait elle sautilla vers l’embouchure du tunnel en sautillant.

« Avec ça on pourra se balader où on veut sans se perdre ! » s'enthousiasma la renarde.

Elle n'était jamais allée bien loin dans ces galeries et un peu d'aventure la rendait plus impatiente que jamais. Surtout que pour une fois, ce n'était pas son fils qui se trouvait à ses côtés mais bien un inconnu-plus-si-inconnu-que-ça qu'elle appréciait. Et il était gentil. Et aimable. Et en plus il semblait à l'aise avec elle. Ce qui en soit la rendait plus rayonnante qu'à l'accoutumé. Trottinant joyeusement à côté du grand dragon elle réfléchissait à un sujet à aborder pour continuer à en apprendre plus sur Nacarat. Soudain elle se souvint de sa première rencontre en dehors des terres et ses yeux pétillèrent. Elle tourna à moitié la tête vers son compatriote tout en continuant à sautiller pour se maintenir près de lui.

« Dis moi Nacarat, es-tu déjà allé visiter les terres des autres Confréries ? Et rencontrer des pokémons différents de ceux qu'on trouve sur nos terres ? » s'exclama-t-elle en imaginant les pokémons des autres Confréries.

Étant une personne très ouverte d'esprit Opale adorait littéralement tout le monde au début et faire des rencontres était quelque chose dont elle raffolait. Certes son rôle d'Alpha pouvait la mettre en danger si elle tombait sur un fanatique, mais ce n'était pas comme si ils courraient les rues à l'heure actuelle. Ce qui l'intriguait le plus restait "Les glaciers", les terres de Glaciem. Elle n'y était jamais allé et soudain elle vouait tout savoir sur ces terres glacées et contraire à son type. Et elle voulait y aller avec Nacarat, pour découvrir un nouvel endroit avec lui. Alors contrastant avec son enthousiasme habituel et fuyant son regard, la femelle demanda d'une voix timide.

« Hey Nacarat, tu viendrais visiter les terres de Glaciem avec moi ? »

HRP :
 
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty Dim 6 Sep - 12:15
Invité


J’emboîtai le pas à l’Alpha, qui s’enfonça dans la galerie avec cet air espiègle, jouxtant le défi, furtive apparition dans ses iris embrasés. De petites flammes sautillantes jaillirent tout près d’elle et éclairèrent les plafonds bas et les murs de terre. Je n’avais jamais vraiment vu une attaque de ce genre en pratique, mais ce n’était pas quelque chose à manquer. Les feux follets oscillaient de droite à gauche, lentement, donnant une teinte violacée aux parois sombres. Opale semblait enthousiaste, ce qui me fit décrocher un sourire sincère.


« Avec ça on pourra se balader où on veut sans se perdre ! »

Elle me faisait penser à un petit Oméga malgré son âge respectable, et je me demandai d’où venait toute cette énergie. Fût-ce moi qui la provoquât, rien n’en était moins certain ; peut-être était-ce simplement dans sa nature. Nous commençâmes à marcher ; je n’avais pas visité ces galeries depuis des lustres, ce qui me rendit nostalgique. De fines particules de poussières voletaient, suivant un ballet unique et inconnu, brillant à la lumière des feux follets. Savoir que l’énergie du volcan palpitait juste au-dessus de nous m’administrait des songes agréables, ainsi qu’un bien-être que je ne pouvais définir précisément. Puis Opale me tira de ce semblant d’état léthargique pour engager la conversation :

« Dis-moi Nacarat, es-tu déjà allé visiter les terres des autres Confréries ? Et rencontrer des pokémons différents de ceux qu'on trouve sur nos terres ? »

S’intéresser ainsi à mon sujet m’enchantait. Je doutais avoir le temps de réfléchir à ma réponse, sachant qu’avec tout son enthousiasme, elle me couperait avant même que je ne puisse parler. Et cela ne dura, en effet, pas longtemps avant qu’elle ne reprenne la parole :

« Hey Nacarat, tu viendrais visiter les terres de Glaciem avec moi ? »

A quel moment pourrai-je répondre à tes questions ? songeai-je avec amusement, trouvant toutefois la question trop déplacée pour être formulée aussi directement.

« J’en serais enchanté, répondis-je en optant finalement pour la troisième question, mais me donneras-tu le temps de répondre à tes deux questions antérieures avant que nous puissions nous y rendre ? »

Une flamme jaillit de mes naseaux par amusement, alors qu’un petit rire, donnant l’apparence d’un grondement sonore – mais toutefois nullement menaçant – naissait dans ma poitrine et remontait jusqu’à mes cordes vocale. Tout en m’inspirant du respect, elle me donnait aussi envie de partager des choses avec elle, et son caractère m’amusait.

HRP:
 
Invité
MessageSujet: Re: Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty
Contenu sponsorisé
Les pensées sont les ombres de nos sentiments. ||Ft Morty
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mes pensées sont des fleurs de cristal gelées [with Radis]
» Le reste ce sont des ombres. Le reste c'est un secret ☸ Hope
» Nos pensées sont quelquefois très profondes
» (skye) le reste, ce sont des ombres. Le reste, c’est un secret.
» [TEXTES] Répertoires de mes pensées... ♡ (brouillons)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Legend Pokemon :: Flood à gogo :: Classeur :: Rps-
Sauter vers: